Aide à l'édition DES AMIS DE SEVRES

Visuel pour Amis de Sèvres

La société des Amis du musée national de Céramique soutient la publication d’ouvrages ayant trait à l’art du feu.

La qualité des ouvrages a été récompensée par des prix prestigieux.

La Faïence de La Rochelle, un nouveau regard

 

Auteur : Jean Rosen

Si Francis Morin a bien retracé l’histoire des faïenceries de La Rochelle en 1990, Jean Rosen a mis fin, dans plusieurs articles parus de 2007 jusqu’à 2022 dans la revue Sèvres, (Retour sur les faïences de La Rochelle. Une nouvelle famille de décors « façon Rouen » ? en 2021, Ces faïences de Nevers qu’on dit « de la Rochelle » dans la revue de 2007) à l’attribution massive, abusive et erronée à La Rochelle d’un certain nombre de faïences d’origine nivernaise datables de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. 

Après cette déconstruction, il était indispensable de réhabiliter les faïences de La Rochelle par des moyens plus scientifiques, comme les analyses de laboratoire. Car, si elles sont beaucoup plus rares, on sera surpris de découvrir que les productions rochelaises ont un fort caractère régional, des qualités bien particulières, et un charme indéniable.

La céramique d'art en Ile de France

Cet ouvrage a été récompensé par le prix Linda Tribolet, créé par l’Association pour l’Etude de la Céramique.

« Cet ouvrage, fruit de quinze années de recherches, explique comment le monde de la céramique s’est rapproché du monde de l’art en Île-de-France au cours d’un siècle riche en innovations techniques, en transformations économiques et en influences artistiques nouvelles. L’ouvrage explore d’abord la question du point de vue des céramistes d’atelier, illustré avec les exemples d’Ernest Chaplet, Adrien Dalpayrat, Émile Decoeur, Guidette Carbonell et bien d’autres.

Il montre ensuite comment les manufactures de céramique ont créé, à côté de leur fabrication courante, des pièces à vocation artistique, prenant appui sur le cas d’usines implantées notamment à Montereau, Choisy-le-Roi, L’Isle-Adam ou encore Ivry-sur-Seine.

À travers l’étude de leurs moyens de production, de commercialisation, d’exposition et de réception, mais aussi l’examen des modes de formation des céramistes ou des collaborations qu’ils établirent entre eux, ce livre interroge sur le degré d’artification auxquels ils sont parvenus.

Un répertoire des céramistes classés par ville complète cet ouvrage inédit. »

Amis de Sèvres - Lectures Céramiques - "Jean Luce"

Cet ouvrage a été récompensé, en 2024, par le prix du Cercle Montherlant-Académie des beaux-arts.

« En 1925, Jean Luce est, à 30 ans, le seul artiste spécialiste des arts de la table à posséder un espace personnel à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris.

Sa longue carrière, débutée en 1911 à l’exposition du musée Galliera, se poursuivra jusqu’à la fin des années 50. Elle lui permet de traverser de nombreux mouvements du XXe siècle dont l’Art nouveau, l’Art déco ou le modernisme. Tout d’abord admiré, dans les années 20, pour la qualité et l’originalité de ses décors et ornements géométriques, il s’impose, à partir des années 30, grâce à son travail de renouveau des formes. Des créateurs et décorateurs comme Pierre Chareau, Charlotte Perriand, Rob Mallet-Stevens ou Djo Bourgeois n’hésitent pas à mettre en scène ses modèles sur leurs stands ou dans leurs intérieurs. Personnalisant ses créations, il crée des services pour de prestigieux clients tels le maharajah d’Indore ou Paul Cavrois. Ses créations s’adressent également à un public plus large, qu’il touche aussi bien en France grâce à des points de vente comme Steph Simon ou Pilote, qu’aux Etats-Unis ou il s’impose au début des années 50.

Toujours à l’affut des innovations techniques et industrielles, il continuera de créer après la Seconde Guerre mondiale, en collaborant notamment avec des entreprises comme Duralex qui lui permettront de poursuivre sa réflexion sur le fonctionnalisme.

Richement illustré, notamment par le fond Luce déposé au MAD, Paris, cet ouvrage restitue la biographie inédite de Jean Luce, mais aussi le travail de ses contemporains comme Marcel Goupy, Suzanne Lalique, Paul Follot, Mathurin Méheut ou Francis Jourdain. »

« Je suis le produit d’un esprit qui ne sait pas ce qu’il veut dans une génération inquiète. »

Cette définition que donnait de lui-même l’écrivain américain Francis Scott Fitzgerald, né six ans avant Robert Lallemant, pourrait être appliquée à celui qui fut tour à tour céramiste innovant et brillant, membre de l’UAM, décorateur et photographe mais aussi épris d’aventures et de voyages.

Dès 1939, engagé dans la Marine, présent à Mers el-Kébir, plus tard en Indochine en 1945 et 1946 et, entre ces deux dates, durant quelques mois créateur à la manufacture de Sèvres de l’art-maréchal.

En très peu d’années, de 1926 à 1930, Robert Lallemant avait mis au point une céramique originale et moderne, produite en petites séries. Formes géométriques inspirées par le cubisme, tantôt revêtues d’un émail éclatant d’une rare qualité, tantôt historiées, alternant les thèmes à la mode, le sport, le jazz ou le western, avec ceux inspirés par la tradition française la plus classique.

Tel fut cet artiste original, céramiste de premier plan, qui semble avoir eu sans cesse deux idées opposées présentes à l’esprit et qui concluait mélancoliquement au terme de tant d’aventures contrastées : « On n’aime pas, on s’habitue et on préfère… »

Ouvrage publié en 2014 avec le soutien de la Société des Amis du musée national de céramique

Auteur : Jacqueline du Pasquier

ISBN : 978-2757208199

Retrouvez l’article paru dans la revue Sèvres n° 23 (année 2014) : Lallemant

Les Feuilles de tabac et les Pseudo constitutent une famille de décors, créée et exploitée en Chine durant un siècle, à partir de 1765, pour orner des porcelaines destinées à l’exportation vers l’Europe, principalement le Portugal et vraisemblablement l’Angleterre, et le Brésil.

Combien existe-t-il de décors Feuilles de tabac et Pseudo ? Nul ne le sait.

Cette étude en rassemble 38 et 21 variantes que l’auteur distingue à l’aide d’une numérotation alpha-numérique simplifiant l’identification des modèles

Ouvrage publié en 2013 avec le soutien de la Société des Amis du musée national de céramique

Auteur : Pierre Debomy

ISBN : 978-2-9545008-0-5

Retrouvez l’article paru dans la revue Sèvres n° 23 (année 2014) : Feuille de tabac et Pseudo

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