Expositions de 2005 à janvier 2011

Expo. de l'Académie internationale de la céramique et de la scène française contemporaine

Exposition clôturée le 11 janvier 2011

EXPOSITION DE L’ACADEMIE INTERNATIONALE DE LA CERAMIQUE (AIC)
Chaque membre de cette institution internationale, sélectionné par ses pairs dans chaque pays, est invité à envoyer une pièce récente de sa production. Plus de 200 membres ont répondu à l’invitation de 2010. Cette réunion extraordinaire d’oeuvres de tous horizons permet ainsi de faire le tour du monde de la céramique contemporaine en une exposition.

LA SCENE FRANCAISE CONTEMPORAINE
Cette exposition, pensée comme un bilan des dix dernières années, propose un panorama qui fait se croiser plusieurs générations en ayant recours aussi bien à des collections publiques qu’à des oeuvres sorties des ateliers ou des galeries.
Des oeuvres de céramistes, designers, artistes et architectes sont réunies afin de mettre en avant des préoccupations communes, des notions structurantes, quelques lignes de force : les jeux de construction / destruction ; la part du réel et de l’imaginaire ; les ambivalences du matériau ; les circonvolutions autour du vide et du plein ; l’idée d’exposition comme paysage. Ces thématiques partagées doivent aider à comprendre le renouveau des pratiques autour d’un matériau qui a connu un indéniable regain d’intérêt dans le champ artistique tout entier.
On pourra ainsi voir se croiser le souci de la constitution de la pâte, l’intérêt pour des formes et des fonctions, le recours à la céramique, comme à un autre matériau, pour ses pures qualités tactiles ou symboliques. L’objectif de ces éclairages partiels est d’attirer l’attention du public sur les métamorphoses récentes du matériau céramique.

Claude Champy - Terre Complice

Exposition clôturée le 7 juin 2010

Cette exposition rend compte de la dimension historique de l’œuvre de Claude Champy en faisant largement appel aux principales collections publiques et privées qui ont accompagné son œuvre des années 1970 à aujourd’hui. Plus de 150 pièces majeures, sélectionnées parmi les plus marquantes de l’œuvre de toute une vie sont ainsi réunies, qui esquissent l’évolution d’un travail et son inscription dans le temps.

Claude Champy, né en 1944, a commencé sa formation de céramiste en copiant l’une des pièces du musée de Sèvres au cours de sa scolarité à l’École des Métiers d’art (Hôtel Salé, Paris). Diplômé de cette école en 1968, il travaille à la chaîne dans une faïencerie avant de construire un premier four pour son propre compte, à Plaisir, près de Paris, où sa famille est implantée depuis plusieurs générations. Fin 1972, il quitte définitivement l’usine pour se consacrer entièrement à son propre travail.

En 1975, sa première confrontation aux céramistes les plus connus de cette époque, à travers l’exposition 18 artistes et la terre (Saint-Rémy-de-Provence, Galerie Noëlla Gest), propulse Claude Champy sur le devant de la scène céramique française. La première exposition de la Galerie Sarver, à Paris, l’année suivante, lui est entièrement consacrée. La fidélité de ses galeristes et de ses collectionneurs le font rapidement passer du statut de jeune céramiste prometteur à celui de céramiste français parmi les plus en vue de sa génération. Ce statut est consacré par plusieurs expositions au Musée des Arts décoratifs de Paris, au Musée national de Céramique, à la Galerie Capazza…

Dès 1979, Champy expose régulièrement en Allemagne, puis aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe. En 1988, il reçoit le Grand Prix du Musée Suntory de Tokyo ; il noue à cette époque des liens durables avec des céramistes japonais.

Le principe de l’exposition est d’offrir, dans une approche historique, un parcours entre des météorites, des bombes volcaniques, des fragments de magma… qui prennent parfois des formes de bols, de théières ou de vases. La scénographie joue sur les différentes perceptions possibles de ces pièces, de l’utilitaire à l’informe, de la simplicité des formes à la beauté de la matière. L’exposition parie sur une certaine théâtralité et sur la surprise. Les maîtres mots devraient être étonnement et jubilation.

Catalogue de 168 pages, avec 150 reproductions en couleurs, co-édité par “La Revue de la céramique et du verre” et “Sèvres – Cité de la céramique”. Il contient des contributions de Jean-Roch Bouiller (commissaire de l’exposition), Christian Garcelon, Christine Shimizu. Ce livre est en vente au prix public de 39,50 €.

Claude LANIESSE – HYMNE À LA COULEUR.

Exposition clôturée le 14 décembre, 2009

Le musée national de Céramique de Sèvres s’attache depuis plusieurs années à mettre en valeur une des techniques céramiques les plus anciennes, héritée de l’Orient : « les terres cuites à glaçure » ou « terres vernissées ». Dès le Haut Moyen Age, les pièces en terre vernissée témoignent d’une haute technicité et d’une grande fantaisie de création dans la plupart des régions françaises. Lors de l’exposition « L’art de la terre vernissée – du Moyen Age à l’an 2000 », Béatrice Pannequin et Christine Lahaussois, spécialistes de la terre vernissée, dans une section intitulée « l’imagination créatrice », ont dressé un riche panorama de la création française contemporaine en soulignant la place de premier plan que Claude Laniesse y occupe. Dès les années 1990, le musée se portait acquéreur de pièces de Claude Laniesse, d’une grande prouesse technique et liberté de création. Claude Laniesse a commencé à modeler la terre dans la Drôme, à Rochefort-en-Valdaine, dans la Poterie de Poët-Laval, lieu de création de René Robin. Il s’imprègne des techniques de la terre vernissée, le tournage, le moulage et l’application de l’alquifoux, nom arabe désignant le sulfure de plomb (originaire d’Afrique du Nord ou d’Espagne) qui donne cette magnifique teinte verdâtre à la glaçure. Les aléas de la vie ont conduit Claude Laniesse et sa famille à chercher un nouveau lieu de vie et de création ; c’est près de Tarbes qu’il trouve refuge dans une demeure d’une architecture remarquable qu’il a transformée à l’image de ses réalisations céramiques et vice-versa. Les espaces de création (atelier et fours) sont étroitement liés aux pièces à vivre : son inspiration, il la trouve en passant d’une pièce à l’autre dans son univers. Les tissus, les tulipes, les vases chinois, habillent sa maison et décorent ses vases. La musique de Mozart accompagne ses moments de création. Claude Laniesse fait figurer sur ses céramiques ses intimes , ses enfants, ses amis, ses compagnes : un hommage qu’il leur rend ; il se nourrit de leur présence et de leur soutien depuis de nombreuses années. Son art baroque et coloré est héritier, même s’il ne s’en réclame pas, des traditions françaises. Les ateliers parisiens à partir du XIIIe siècle ont produit des poteries à glaçures jaune, vert, rouge au riche décor de figures humaines ou animales, d’éléments floraux qui témoignent de l’ inventivité de l’art de la terre vernissée dès le Haut Moyen Age. Tel Bernard Palissy, « l’alchimiste de la couleur », Claude Laniesse est sans cesse en quête de nouvelles harmonies colorées ; il joue avec les couleurs les plus vives comme le vermillon, le turquoise ou le jaune : la subtilité de ses recherches en matière chromatique s’admire dans les biscuits qu’il peaufine avant la cuisson au four , moment d’angoisse et d’exaltation pour tous les artisans de la terre .

Résonances contemporaines / 25 céramistes japonaises.

Exposition clôturée le 15 juin 2009

Seule étape européenne de cette exposition internationale, le musée national de Céramique accueille à Sèvres vingt cinq céramistes japonaises contemporaines, à travers une centaine d’œuvres. L’exposition, qui s’est tenue au Japon en 2008, suivra ensuite sa route vers la Californie et Hawaï. Cette exposition est un nouveau témoignage des liens fructueux tissés entre le musée national de céramique et le Japon. Après “TOJI”, présentée en 2006, l’exposition “Résonances” propose un regard japonais sur sa production contemporaine. Il faut signaler que les artistes féminines occupent une place grandissante dans les arts céramiques. Autrefois reléguées à des tâches subalternes, elles sont devenues des actrices à part entière dans ce domaine. Le musée national de Céramique a souhaité compléter l’exposition par une installation de Yoshimi Futamura, artiste originaire de Nagoya travaillant à Paris depuis 1986. Cette exposition offre un panorama original de la céramique japonaise actuelle, où humour et rigueur trouvent un juste équilibre.

La magie de la porcelaine - Vienne, Sèvres, St. Petersbourg.

Exposition clôturée le 1er juin 2009

Les collections du musée Marton en Croatie L’exposition présente un choix de 300 porcelaines appartenant à Veljko Marton. Ce collectionneur croate a réuni, au gré de ses voyages, des objets rares et précieux qu’il expose dans son musée, à Samobor près de Zagreb en Croatie. Sa collection a été pour partie présentée à Londres et rejoindra ensuite le Palais Lieschtenstein, à Vienne. Veljko Marton a la passion des porcelaines européennes, du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle, provenant des manufactures de Vienne en Autriche, de Sèvres en France et de Russie. Il acquiert les objets en fonction de leur perfection, préférant les petits objets, tasses, assiettes et autres pièces de service, chefs d’œuvre miniaturisés. Le catalogue de l’exposition, “La magie de la porcelaine – Vienne, Sèvres, Saint Pétersbourg”, est en vente au prix public de 30 € (550 pages et de nombreuses illustrations en couleurs).

La faïence fine française, 1743-1843.

Exposition clôturée le 23 février 2009

Le musée national de Céramique à Sèvres, sous l’égide de la Réunion des Musées Nationaux, organise une exposition sur les origines de la faïence fine française, la première depuis quarante ans. Cette invention, née de la première révolution industrielle, conditionne encore l’esthétique de nos tables et redevient un sujet d’étude compte tenu du développement de l’intérêt pour le XIXème siècle. Simultanément à celles entreprises pour la porcelaine, de véritables recherches furent menées par quelques entrepreneurs ambitieux et de talentueux céramistes pour mettre au point une matière alliant à l’esthétique de hautes qualités techniques afin de réaliser une production abordable pour la classe moyenne. Ces nouvelles pâtes furent dénommées successivement, tant pour des raisons constitutives que commerciales : terre de pipe, terre d’Angleterre, de Lorraine, demi-porcelaine ou encore porcelaine opaque, pour n’en citer que quelques-unes. Toutes ces appellations ont été rassemblées sous le terme général de “faïence fine” en 1844 par Alexandre Brongniart, directeur de la Manufacture et fondateur du musée de céramique de Sèvres.

La manufacture de Gien entre tradition et modernité.

Exposition clôturée le 23 février 2009

Parallèlement à l’exposition sur la faïence fine, le musée national de Céramique présente sa collection de faïences de Gien anciennes et actuelles. Gien, manufacture innovante, demeure l’une des rares faïenceries françaises encore actives.

Sèvres, Vienne, Berlin - Ors et décors de la porcelaine 1800 - 1850 - Le Service aux Hippopotames

Exposition clôturée le 13 juillet 2008

La collection privée de Richard Baron Cohen, The Twinight Collection, New York.

Quatre cents porcelaines d’un raffinement suprême sont sélectionnées pour l’exposition, parmi les 2500 que compte la collection privée américaine de Richard Cohen. Toutes sont des pièces de services ainsi que des tableaux et vases d’apparat de la première moitié du XIXème siècle provenant des grandes manufactures européennes. La mode étant à la miniature et au trompe l’oeil, la moindre assiette a reçu un décor pictural des plus soignés et des plus onéreux. La peinture sur porcelaine a atteint la perfection. Cadeaux royaux ou diplomatiques, ces porcelaines étaient destinées aux tables et aux intérieurs des plus illustres cours d’Europe.

Outre ces pièces historiques, la table sera dressée avec le surprenant “Service aux Hippopotames” de 144 assiettes et pièces de forme peintes à la main, commande personnelle de Richard Cohen à la manufacture de Copenhague, fabriqué entre 2004 et 2006. Grand amateur de l’animal, le collectionneur a chargé une photographe de faire le tour du monde pour réaliser des vues d’hippopotames afin de fournir des modèles au peintre de la manufacture.

L’exposition fait halte à Sèvres, le troisième haut lieu historique de la porcelaine européenne, après des étapes à Berlin (du 28 juillet au 4 novembre 2007) et à Vienne (du 16 novembre 2007 au 16 février 2008). Elle fera un dernier arrêt au Metropolitan Museum à New York du 9 septembre 2008 au 19 avril 2009 avant son retour à Long Island où demeure Richard Cohen.

SATSUMA - De l'exotisme au japonisme

Exposition clôturée le 18 février 2008

La céramique de Satsuma, florissante région du sud du Japon, est née au début du XVIIème siècle, âge d’or de la cérémonie du thé. La France et l’Europe la découvrirent lors des Expositions universelles de Paris de 1867 et de 1878. Grès noirs et blancs aux surfaces étonnantes (imitant la peau de serpent, de crapaud et de requin), céramiques blanches aux riches motifs dorés, impressionnèrent les visiteurs. Le Japon devint alors une fécondante source d’inspiration pour la production française, permettant le renouvellement des formes et des décors.

L’exposition présente cent quatre-vingt pièces. Cent vingt proviennent du Japon, témoignant de l’exceptionnelle diversité de la production de Satsuma, du XVIIème siècle à la fin du XIXème siècle. Les autres, appartenant à des collections publiques ou privées françaises, soulignent l’importance de Satsuma dans les créations japonisantes de notre pays.

Après le musée national de Céramique, à Sèvres, cette exposition sera accueillie au Japon.

Ce projet est le fruit de la collaboration du Comité Japonais pour l’exposition de SATSUMA (Préfecture de Kagoshima) et du musée national de Céramique.

L’exposition est placée sous le haut patronage de l’Ambassade du Japon en France. Elle s’inscrit dans le cadre des commémorations du 150ème anniversaire des relations diplomatiques franco – japonaises.

Le catalogue de l’exposition est en vente au prix public de 39 €.

Le service iconographique antique du cardinal Fesch

Exposition clôturée le 14 janvier 2008

La table sera dressée avec un grand service en porcelaine de Sèvres du début du XIXe siècle : le service offert par Napoléon 1er à son oncle, le cardinal Fesch, lors du baptême du roi de Rome en 1811.

Ce service à dessert “à bordure bleue en riche dorure, copies à la manière du camée, de pierres gravées, médailles, bustes et camée d’après l’antique” comprend 82 pièces. Il se trouve encore aujourd’hui en mains privées.

Cette exposition permet d’évoquer la personnalité flamboyante du cardinal Fesch, très proche de son neveu Napoléon qui n’avait que six ans de moins que lui.

Le catalogue de l’exposition a été réalisé par Hervé de la Verrie. Il est édité par la Réunion des Musées Nationaux. Il est en vente au prix public de 15 €.

Antoine Leperlier - La métaphysique du verre.

Exposition clôturée le 25 juin 2007

L’exposition, au travers d’une soixantaine d’œuvres, montre l’évolution de vingt années de réalisations d’un artiste inclassable.

En effet, en travaillant le verre, matériau exigeant, Antoine Leperlier a exploré et explore encore les possibilités plastiques et suggestives de la pâte de verre. Celles-ci se révèlent au prix d’un investissement physique et intellectuel puissant.

Son œuvre est précieuse, œuvre de délectation et non de décoration.

TOJI - Avant-garde et tradition du Japon.

Exposition clôturée le 26 février 2007

Au Japon, la céramique (toji) est considérée comme un art majeur, en raison de ses liens avec la cérémonie du thé et avec la doctrine bouddhique zen.

L’exposition retrace l’histoire du renouveau de la céramique japonaise au cours des cinquante dernières années et met l’accent sur le travail des artistes les plus marquants de deux générations.

Cent cinquante pièces acquises par de grandes collections européennes (Italie, Allemagne, France, République tchèque), réalisées par quatre vingt dix artistes, témoignent de la richesse des différents courants contemporains.

Sèvres 1756

Exposition clôturée le 8 janvier 2007

Exposition du mercredi 11 octobre 2006 au lundi 8 janvier 2007

Dans le cadre des célébrations “250 ans de porcelaine à Sèvres”.

En 1756, la Manufacture de porcelaine quitta Vincennes pour Sèvres. Grâce au soutien de Louis XV, habilement suggéré par Madame de Pompadour, elle connut un essor considérable, et bientôt les productions de Sèvres furent recherchées dans toutes les cours d’Europe.

L’exposition présente une grande variété d’œuvres conservées au Musée national de Céramique de Sèvres, portant la lettre D pour l’année 1756-1757. C’est également l’occasion pour le Musée d’emprunter le service de Louis XV à Fontainebleau ; ce prestigieux service fait l’objet d’une publication dans la collection « Les grands services de Sèvres » par Yves Carlier, conservateur à Fontainebleau.

Outre ce service, des pièces provenant du Musée du Louvre et du Musée des Arts Décoratifs de Paris viennent compléter ce panorama.

Catalogue de l’exposition : “De Vincennes à Sèvres, l’année 1756” par Pierre Ennès, conservateur en chef du patrimoine. Editions de la Réunion des Musées Nationaux (48 pages avec CD Rom).

Publication “Le service camaïeu carmin de Fontainebleau” par Yves Carlier. Editions de la Réunion des Musées Nationaux.

De l’immense au minuscule. Virtuosité, dînette et vaisselle d’ogre.

Exposition clôturée le 26 juin 2006

Exposition organisée par le musée national de Céramique, Sèvres, avec le concours de la Réunion des musées nationaux.

Si la virtuosité des formes, des couleurs et des matériaux, maintes fois vantées, sont les critères d’appréciation traditionnels de la céramique, cette exposition s’attache à montrer comment les artistes savent créer des pièces de céramique dont les dimensions surprenantes deviennent une ressource expressive. Cet autre aspect de la virtuosité est à l’origine d’objets improbables par leur mesure ou démesure, par leurs usages aussi, souvent inattendus, depuis l’Antiquité grecque jusqu’à nos jours.

Présentés côte à côte, le grand et le petit jalonnent un parcours qui s’ouvre sur de grands cratères des colonies grecques du IVème siècle avant J.-C. confrontés à de petits vases à parfum, fabriqués à Corinthe entre 650 et 680 environ avant J.-C. L’exposition se poursuit avec des terres vernissées pour le Moyen Âge, et, pour la Renaissance, avec des faïences de Florence (Vierge de l’atelier des Della Robbia) et de Pesaro (des Madones).

Au XVIIème siècle, les compagnies des Indes orientales assuraient l’importation en Europe, par cargaisons entières, de vases en porcelaine de Chine. Servant de lest pour assurer la stabilité des navires, plats, jattes, bols et soucoupes, toutes ces formes empilables et répétitives devinrent des objets de collection.

Entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, l’accumulation de ces objets se faisait dans un but purement décoratif qui prit notamment la forme de « broderies murales » en porcelaine de Chine et en faïence de Delft. Pour illustrer cette période, le musée a emprunté de nombreuses pièces à l’étranger. Notamment une boiserie dorée de près de 4 mètres de hauteur, avec ses consoles garnies de vases de porcelaine de Chine (Gemeente Museum, La Haye), 50 vases miniatures en porcelaine de Chine (collection particulière, Haarlem), un ensemble de 36 minuscules faïences de Delft et leur armoire (collection particulière, Delft), ou encore les 106 vases de toutes tailles du Palais Zwinger à Dresde, qui serviront à la reconstitution d’un mur entier de porcelaine à la manière du Palais japonais à Dresde.

Au XVIIIème siècle, la Manufacture de Sèvres est la première à organiser sa production en fonction de la taille des objets, de la plus grande dite « première grandeur » à la plus petite dite « cinquième grandeur ». Aussi bien les tasses et soucoupes, les statuettes et les biscuits sont-ils regroupés selon leurs tailles dans l’exposition.

Quant au XIXème siècle, il a multiplié les vases immenses, d’abord fabriqués en plusieurs éléments, puis d’une seule pièce grâce à de nouvelles techniques. L’exposition est l’occasion de remonter le plus grand vase de porcelaine du monde : le Vase de Neptune, créé par la Manufacture de Sèvres en 1867 puis démonté en 1920. Les Expositions Universelles ont suscité la création de véritables concours où étaient présentés des plats et des soupières dignes d’un ogre.

L’immense et le minuscule n’échappent pas au sens de la dérision de certains artistes contemporains, comme on peut le constater avec le tondo en lave peint par Alechinsky (diamètre : 1,30 m), ou avec l’assiette (diamètre : 1 m) en porcelaine dure de Deshoulières, faite à la gloire du festival de Cannes vers 1995, ou le service de table miniature, en terre mêlée de Sylvie Saint-André-Perrin fabriqué pour l’occasion.

Un grand nombre de dînettes est emprunté pour l’exposition qui leur consacre à ce titre un espace spécifique. En pièce maîtresse vient la première dînette réalisée par la Manufacture nationale de Sèvres, non loin du service de table qui lui a servi de modèle : le service riche de la reine Marie-Antoinette.

Catalogue de l’exposition :
“De l’immense au minuscule. La virtuosité en céramique”
Editions de la Réunion des Musées Nationaux
Paris – 2005
Prix public : 35 €

Le service Razoumovski en porcelaine de Sèvres

Exposition clôturée en mars 2006

Du 23 novembre 2005 au 20 mars 2006

Le magnifique service bleu céleste à décor d’oiseaux en porcelaine tendre de Sèvres commandé par le comte Cyril Razoumovski en 1767 a été acquis par le baron Ferdinand de Rothschild au 19ème siècle. Il appartient aujourd’hui aux collections du Waddesdon Manor en Grande Bretagne où il a repris sa place à l’issue d’un prêt exceptionnel pour être présenté au Musée national de Céramique de Sèvres dans le cadre de l’exposition “De l’immense au minuscule. Virtuosité, dînette et vaisselle d’ogre”.

Catalogue en vente au prix public de 15 € :
“Le service Razoumovski – Un cabinet de curiosités sur porcelaine”
Editions de la Réunion des Musées Nationaux
Paris – 2005
Cet ouvrage existe également en version anglaise.

Terres contemporaines, terres de liberté, 1955-2005.

Exposition clôturée en juillet 2005

Du 20 avril au 31 juillet 2005

Commissaire de l’exposition : Mme Antoinette Hallé, conservateur général du patrimoine

Une soixantaine d’artistes ont été choisis, parmi d’autres, pour incarner l’extraordinaire floraison de la céramique des cinquante dernières années. Cette période a vu se succéder, rapidement, bien des styles : la faïence lourde et chaleureuse des années 50, le grès sauvage des années 70, la libération gaie et créatrice depuis les années 80.

Les pièces présentées dans l’exposition ont toutes été acquises par le musée national de céramique de Sèvres en une vingtaine d’années, grâce à une politique systématique de représentation de la création de notre époque.

Jusqu’en 1878, la céramique avait toujours été produite dans le cadre collectif des manufactures ; les années 1900 avaient vu apparaître un japonisme quasi omniprésent ; les années 30 avaient été celles d’un style raffiné mais bien sage.
Au contraire, la seconde moitié du vingtième siècle a vu se multiplier les artistes au génie varié, à la créativité infiniment féconde et ouverte aux influences les plus lointaines, de l’Amérique au Japon, mais toujours soucieuse de belle ouvrage, ce qui ne retire rien au génie.

Il s’agit, par cette exposition du Musée national de Céramique, de faire connaître ces oeuvres au plus grand nombre d’amateurs. Ils seront émerveillés.

Le catalogue de l’exposition sera publié par les Editions de la Réunion des Musées Nationaux.

Porcelaines de Sèvres, 1955-2005.

Exposition clôturée en juillet 2005

Du 20 avril au 11 juillet 2005

La manufacture nationale de Sèvres a connu, au cours de ces cinquante dernières années, des jours étranges : elle est vouée, depuis le 18ème siècle, à la réalisation des objets les plus nobles et les plus sophistiqués. Or, notre génération a aimé l’épais, le brut, le rustique.

Que faire ? Sèvres a souffert, attendu, et créé grâce à de grands
artistes, des objets superbes et surprenants qui ont aujourd’hui
retrouvé notre goût, à nouveau sensible à la qualité. Nous pouvons désormais porter sur eux un regard de sympathie : ils sont entrés dans l’Histoire.