Exhibitions of the year 2009

Claude LANIESSE – HYMNE À LA COULEUR.

Exposition clôturée le 14 décembre, 2009
Le musée national de Céramique de Sèvres s’attache depuis plusieurs années à mettre en valeur une des techniques céramiques les plus anciennes, héritée de l’Orient : « les terres cuites à glaçure » ou « terres vernissées ». Dès le Haut Moyen Age, les pièces en terre vernissée témoignent d’une haute technicité et d’une grande fantaisie de création dans la plupart des régions françaises. Lors de l’exposition « L’art de la terre vernissée – du Moyen Age à l’an 2000 », Béatrice Pannequin et Christine Lahaussois, spécialistes de la terre vernissée, dans une section intitulée « l’imagination créatrice », ont dressé un riche panorama de la création française contemporaine en soulignant la place de premier plan que Claude Laniesse y occupe. Dès les années 1990, le musée se portait acquéreur de pièces de Claude Laniesse, d’une grande prouesse technique et liberté de création. Claude Laniesse a commencé à modeler la terre dans la Drôme, à Rochefort-en-Valdaine, dans la Poterie de Poët-Laval, lieu de création de René Robin. Il s’imprègne des techniques de la terre vernissée, le tournage, le moulage et l’application de l’alquifoux, nom arabe désignant le sulfure de plomb (originaire d’Afrique du Nord ou d’Espagne) qui donne cette magnifique teinte verdâtre à la glaçure. Les aléas de la vie ont conduit Claude Laniesse et sa famille à chercher un nouveau lieu de vie et de création ; c’est près de Tarbes qu’il trouve refuge dans une demeure d’une architecture remarquable qu’il a transformée à l’image de ses réalisations céramiques et vice-versa. Les espaces de création (atelier et fours) sont étroitement liés aux pièces à vivre : son inspiration, il la trouve en passant d’une pièce à l’autre dans son univers. Les tissus, les tulipes, les vases chinois, habillent sa maison et décorent ses vases. La musique de Mozart accompagne ses moments de création. Claude Laniesse fait figurer sur ses céramiques ses intimes , ses enfants, ses amis, ses compagnes : un hommage qu’il leur rend ; il se nourrit de leur présence et de leur soutien depuis de nombreuses années. Son art baroque et coloré est héritier, même s’il ne s’en réclame pas, des traditions françaises. Les ateliers parisiens à partir du XIIIe siècle ont produit des poteries à glaçures jaune, vert, rouge au riche décor de figures humaines ou animales, d’éléments floraux qui témoignent de l’ inventivité de l’art de la terre vernissée dès le Haut Moyen Age. Tel Bernard Palissy, « l’alchimiste de la couleur », Claude Laniesse est sans cesse en quête de nouvelles harmonies colorées ; il joue avec les couleurs les plus vives comme le vermillon, le turquoise ou le jaune : la subtilité de ses recherches en matière chromatique s’admire dans les biscuits qu’il peaufine avant la cuisson au four , moment d’angoisse et d’exaltation pour tous les artisans de la terre .

Résonances contemporaines / 25 céramistes japonaises.

Exposition clôturée le 15 juin 2009
Seule étape européenne de cette exposition internationale, le musée national de Céramique accueille à Sèvres vingt cinq céramistes japonaises contemporaines, à travers une centaine d’oeuvres. L’exposition, qui s’est tenue au Japon en 2008, suivra ensuite sa route vers la Californie et Hawaï. Cette exposition est un nouveau témoignage des liens fructueux tissés entre le musée national de céramique et le Japon. Après “TOJI”, présentée en 2006, l’exposition “Résonances” propose un regard japonais sur sa production contemporaine. Il faut signaler que les artistes féminines occupent une place grandissante dans les arts céramiques. Autrefois reléguées à des tâches subalternes, elles sont devenues des actrices à part entière dans ce domaine. Le musée national de Céramique a souhaité compléter l’exposition par une installation de Yoshimi Futamura, artiste originaire de Nagoya travaillant à Paris depuis 1986. Cette exposition offre un panorama original de la céramique japonaise actuelle, où humour et rigueur trouvent un juste équilibre.

La magie de la porcelaine - Vienne, Sèvres, St. Petersbourg.

Exposition clôturée le 1er juin 2009
Les collections du musée Marton en Croatie L’exposition présente un choix de 300 porcelaines appartenant à Veljko Marton. Ce collectionneur croate a réuni, au gré de ses voyages, des objets rares et précieux qu’il expose dans son musée, à Samobor près de Zagreb en Croatie. Sa collection a été pour partie présentée à Londres et rejoindra ensuite le Palais Lieschtenstein, à Vienne. Veljko Marton a la passion des porcelaines européennes, du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle, provenant des manufactures de Vienne en Autriche, de Sèvres en France et de Russie. Il acquiert les objets en fonction de leur perfection, préférant les petits objets, tasses, assiettes et autres pièces de service, chefs d’œuvre miniaturisés. Le catalogue de l’exposition, “La magie de la porcelaine – Vienne, Sèvres, Saint Pétersbourg”, est en vente à la boutique du musée national de Céramique au prix de 30 € (550 pages et de nombreuses illustrations en couleurs).

La faïence fine française, 1743-1843.

Exposition clôturée le 23 février 2009
Le musée national de Céramique à Sèvres, sous l’égide de la Réunion des Musées Nationaux, organise une exposition sur les origines de la faïence fine française, la première depuis quarante ans. Cette invention, née de la première révolution industrielle, conditionne encore l’esthétique de nos tables et redevient un sujet d’étude compte tenu du développement de l’intérêt pour le XIXème siècle. Simultanément à celles entreprises pour la porcelaine, de véritables recherches furent menées par quelques entrepreneurs ambitieux et de talentueux céramistes pour mettre au point une matière alliant à l’esthétique de hautes qualités techniques afin de réaliser une production abordable pour la classe moyenne. Ces nouvelles pâtes furent dénommées successivement, tant pour des raisons constitutives que commerciales : terre de pipe, terre d’Angleterre, de Lorraine, demi-porcelaine ou encore porcelaine opaque, pour n’en citer que quelques-unes. Toutes ces appellations ont été rassemblées sous le terme général de “faïence fine” en 1844 par Alexandre Brongniart, directeur de la Manufacture et fondateur du musée de céramique de Sèvres.

La manufacture de Gien entre tradition et modernité.

Exposition clôturée le 23 février 2009
Parallélement à l’exposition sur la faïence fine, le musée national de Céramique présente sa collection de faïences de Gien anciennes et actuelles. Gien, manufacture innovante, demeure l’une des rares faïenceries françaises encore actives.